Kesch Angels, le gang des bikeuses marocaines

Découvrez ces femmes qui ont décidé de faire de la moto en hijab.

 

 

u Maroc tout le monde se déplace en moto, des femmes, des enfants et même des personnes âgées. C'est la raison pour laquelle Hassan Hajaj, un artiste marocain qui réside à Londres, en a fait le thème principal de ses dernières oeuvres. Il a réalisé une série de photos intitulée Kesh Angels dans laquelle il met en scène un gang de bikeuses. Outre la dimension artistique du projet, le photographe de 53 ans voulait également promouvoir le peuple et la culture marocaine, souligne le site Vice.

Après plus de 10 ans de carrière et des collaborations avec de nombreux magazines de mode, Hassan Hajaj a remarqué que son pays servait souvent de toile de fond, sans qu’on s’y intéresse vraiment. Parti très jeune pour l’Angleterre, le photographe a gardé un lien avec son pays d’origine qu'il souhaite aujourd’hui partager à travers ses photographies.

«Je veux montrer quelque chose de propre à Marrakech, et prouver que même si nous avons des cultures et des religions différentes, nous partageons beaucoup de choses en tant que citoyens. Cette série regroupe des femmes qui font des tatouages au henné sur la place principale du Maroc —un endroit très prisé des touristes. L'une d'elles, Karima, m'a inspiré cette série de photos. Elle porte un voile, des abayas et des djellabas en tissu vraiment incroyables. Elle se déplace également en moto pour aller au travail— c'est une femme normale qui bosse huit à dix heures par jour. Elle parle quatre ou cinq langues. Elle s'occupe aussi de ses deux enfants, et elle a construit sa propre maison», a-t-il expliqué.

Bien qu’il n’existe pas réellement de gangs de bikeuses, Hassan a mis en scène ce groupe d’amis. On retrouve ce groupe de femmes voilées vêtues de djellaba et de foulard Louis Vuitton posant comme des gangsters et adoptant des attitudes en totale contradiction avec leurs tenues vestimentaires confectionnées par le photographe lui-même. Un mélange qui fonctionne et qui fait ressortir la force de ces femmes, une caractéristique qui a également étonné l’artiste  qui a su faire fusionner le traditionnel marocain et l’extravagance du contemporain.

«J'ai été impressionné par la force de ces femmes, et j'ai vraiment essayé de montrer que leur indépendance était une chose très naturelle. Si ces photos avaient été prises à Paris ou à Rome, je pense qu'on ne m'aurait pas demandé ce qu'il y avait de si unique sur ces femmes qui posent sur des bécanes», raconte l’artiste.

Hassan Hajaj s’était déjà illustré avec des œuvres tout aussi décalées avec Maroccan Rock Stars ou encore Dakka Marrakesh, exposera  Kesh Angels à la galerie Taymour Grahne à New York jusqu'au 8 mars prochain.

 

Lu sur Vice

 

(Photograpie d'Hassan Hajaj, Facebook Taymour Grahne Gallery)

 

Source : SlateAfrique

 

Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com

 

 

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