B’ IL A DIT :

(Crédit photo : anonyme)

Délitement de nos relations avec le Maroc
Rien ne va plus entre les autorités de Nouakchott et celles de Rabats.

Considéré, comme proche du Maroc, où il a, en dehors des ses origines familiales, effectué sa formation militaire, Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas été accepté, justement, à ce titre, facilement par les algériens, lors de son putsch contre Sidi Ould Cheikh Abdallahi, en août 2008. Aujourd’hui, on semble bien avoir dépassé, des deux cotés, cette époque suspicieuse. On est flashe, dit-on, sur Alger. Et, on essaie d’oublier Rabat. Il y a, c’est vrai, la crise de l’Azawad, dont la position de l’Algérie est des plus déterminantes, de toutes celles des pays de la sous région. La clé de solution de l’épineuse question de l’Azawad est détenue par l’Algérie, selon plus d’un observateur. C’est peut-être la question malienne, et le rôle attribué à tort ou raison à l’Algérie, qui fait oublier à Ould Abdel Aziz son Maroc du nord. En tout cas, les autorités marocaines viennent de durcir les conditions d’inscription universitaires ou dans les écoles du royaume pour les étudiants mauritaniens. Aujourd’hui, Aziz est bien, très bien même, dans les airs algériens. Les brigades mauritaniennes des frontières avec le Maroc traitent avec de plus en plus de fermeté avec les voyageurs marocains.
On est un peu habitué à observer chez Mohamed Ould Abdel Aziz une certaine propension belliqueuse envers ses voisins et d’autres bien lointains pays. Avec le Sénégal, les autorités de Dakar ont tout fait, récemment, pour ne pas entretenir la flamme de guerre attisée par le voisin du nord. On est revenu à de meilleurs sentiments. Macky Sall sera, même, parmi nous, sous peu. Mais, nous, on ne peut pas se contenter uniquement des bonnes amitiés. Il nous faut des ennemis.

Mauritanie/France: Fabius à Nouakchott

On l’a annoncée, dans une précédente édition, la tournée africaine de Laurent Fabius. C’est en fin de semaine, indique-t-on, mardi au Quai d’Orsay. Le ministre des affaires étrangères français devrait effectuer une tournée dans quatre pays d‘Afrique de l‘Ouest, le Sénégal, le Niger, la Mauritanie, voire la Guinée ou le Burkina Faso pourraient être des étapes de ce voyage. Le ministre pourrait être accompagné de son ministre délégué au Développement Pascal Canfin. L’objet d’une telle mission sera axé, essentiellement, sur la crise du Mali.
« Là-bas, il y a une situation humanitaire très difficile et il faut que l‘Union européenne apporte son aide », avait souligné lundi à Bruxelles le chef de la diplomatie française, en évoquant une visite dans les pays voisins du Mali en fin de semaine.
Le nord du Mali est occupé par des groupes armés proches d‘Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui détient des otages européens dans la région du Sahel.
En Mauritanie, en plus de la crise malienne, Laurent Fabius parlera avec Mohamed Ould Abdel Aziz de l’affaire Mohamed Lemine Ould Dadde, l’ancien commissaire aux droits de l’homme et de l’action humanitaire, un défenseur de droit de l’homme très proche de la gauche française. Lemine, en prison depuis presque deux ans, en Mauritanie, dont l’affaire a été portée, au cœur des débats parlementaires français, par les députés de la Gauche, sous l’époque de Sarkozy, a beaucoup d’amitié au sein de la nouvelle équipe qui vient de gagner en France.

Mine d’Akjoujt: Le problème persiste

MCM, l’entreprise étrangère qui exploite les mines de cuivre et d’or de l’Inchiri, est décrié par ses employés mauritaniens qui l’accusent de ne rien vouloir céder aux travailleurs, en dépit des énormes bénéfices qu’elle a engrangés et qu’elle continue d’engranger en Mauritanie.
Les travailleurs de la Mine d’Oumgreïn avaient en effet lancé un mouvement de grève il y a deux semaines qui a culminé avec l’intervention musclée d’une unité de la garde, dépêchée de Nouakchott, qui a provoqué la mort d’un travailleur originaire de la ville, Mohamed Ould Machdhoufi, 35 ans.
Après quelques jours de grève et sans que la direction de la société et les représentants des travailleurs trouvent un accord, la mine est ouverte sous haut contrôle des forces de la police d’Akjoujt.
Les travailleurs grévistes et certains habitants de la ville mènent, dimanche, une bataille rangée avec la police qui tenait à protéger ceux qui veulent aller à leur boulot.
A l’issue de cette altercation, le représentant des travailleurs, qui négociait en leur nom, est arrêté et continue de l’être, quelques jours plus tard.
Le problème demeure donc entier au moment où dans l’opinion on apprécie très mal le parti-pris ‘’flagrant’’ du pouvoir pour une entreprise étrangère au détriment des droits des travailleurs nationaux, environ 1500 personnes.
Le RFD, le parti d’Ahmed Ould Daddah, a dénoncé cet état des faits dans un communiqué distribué mardi et a accusé l’entreprise canadienne de bafouer les droits les plus élémentaires des travailleurs. Le communiqué l’a qualifie même de ‘’force coloniale’’ qui s’appuie sur ‘’la police et la garde nationales pour mâter toute révolte des travailleurs.

Le Sahel en état de crise alimentaire

Les gouvernements et les Organisations humanitaires s’y attendaient et cela est arrivé. La mauvaise production agricole de l’an dernier causée par des pluies insuffisantes ou irrégulières et le conflit dans le nord Mali ont provoqué une nouvelle crise alimentaire qui atteint en ce moment un pic.
Plus de 18 millions de personnes dans le Sahel en sont victimes, dont 8.5 millions en insécurité alimentaire sévère. Selon l’ONU, huit pays concentrent les victimes de cette crise alimentaire. Il s’agit de la Mauritanie, du Sénégal, de la Gambie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Cameroun et du Tchad.
Les réserves alimentaires insuffisantes des pays de la région suite aux aléas climatiques de l’an dernier n’ont pas su résister aux déplacements des populations depuis l’occupation du Nord du Mali par des groupes armés en mars dernier.
Le HCR (Haut Commissariat aux Réfugiés) estime à 160 000 le nombre de personnes a s’être déplacées dans les frontières du Mali et à plus de 250 000 ceux qui auraient trouvé refuge hors du pays. Ils seraient 89 000 en Mauritanie, 77 000 au Burkina Faso, 52 000 au Niger et 30 000 en Algérie. Les populations désertent les campagnes pour les villes. Les prix des denrées alimentaires s’envolent, particulièrement au Niger qui est le pays le pays le plus atteint par cette crise avec 6 millions de personnes manquant de nourriture.
Les ONG comme Oxfam tirent la sonnette d’alarme. Le PAM (Programme Alimentaire Mondial) de l’ONU a l’intention de venir en aide à 10 millions de personnes. L’ONU déclare avoir réussi à mobiliser 1 milliard de dollars sur les 1.6 milliard qu’elle estime nécessaires pour faire face aux besoins. Pour mettre un terme à ce cycle de crises alimentaires, les deux dernières ayant eu lieu respectivement en 2005 et en 2010, le président nigérien en a appelé à un changement d’approche. Il recommande de remplacer les aides d’urgence par des soutiens continus à l’amélioration de la productivité agricole, à la promotion de l’irrigation et à la modernisation de l’élevage.

Zouerate: Un petit pas vers le désenclavement

Après la réalisation du premier tronçon de l’Azafal (12 Kilomètres), en 2008, pendant l’époque du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, l’appel d’offre pour la réalisation d’un deuxième qui devra relier Twajil à F’Dérick a été lancé par l’Etablissement National de l’Entretien Routier (ENER).
Selon des sources proches du milieu des affaires, les appels d’offres relatifs à la construction des deux tronçons, Twajil – Choum et Choum – Kseir Terchane, seront lancés sous peu..
Les élus et la société civile n’ont jamais raté une occasion pour rappeler aux pouvoirs publics l’urgence de la résolution des problèmes cruciaux que sont l’enclavement et le manque d’eau potable.
La ville de Zouerate reste enclavée malgré sa participation à travers la Snim à 14% du PIB de la Mauritanie. Mais en cette période d’été, la ville fait face à une forte pénurie en eau surtout dans les quartiers périphériques.

Emel 2012: Boutiques suspectes

Décidément, le programme Emel 2012 fait toujours parler de lui au Brakna. Après le scandale d’Aleg, quatre boutiques relevant de ce programme viennent d’être ouvertes, sans que la commission départementale, normalement la première responsable, ne soit mise au courant.
La mise sur pied de ces boutiques est intervenue à la suite du message, du 1er juillet 2012, émanant du Wali du Brakna. Les localités bénéficiaires sont Dielko, Thidé et Basra dans la commune de Boghé et Mgueirnatt dans la commune d’Ould Birome.
Les maires des localités dans lesquelles ont été ouvertes les boutiques, ont déclaré ne pas être au courant de cette mesure, à la quelle ils devraient, normalement, être impliqués.
L’ouverture des nouveaux commerces à prix réduits, dans le cadre du programme Emel 2012, aurait, selon certaines indiscrétions officielles, fait l’objet de fortes interventions venant de très haut pour faire bénéficier certaines localités ‘’politiquement importantes’’.

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Source  :  Biladi le 26/07/2012

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