Des travailleurs de la CUN arrêtés par la police du Ksar : Qui mène la guerre à Ahmed Ould Hamza ?

mdboililJeudi passé, le Hakem du Ksar s’est réveillé avec une drôle d’intention ferme, s’en prendre aux travailleurs de la Communauté Urbaine de Nouakchott qui s’activaient dans un parc, propriété de l’institution communale se trouvant en face, côté Ouest, de Radio Mauritanie. Ainsi, flanqué de policiers du 2ème arrondissement, il aurait effectué une descente afin d’arrêter des travaux en cours dans le parc de la Communauté Urbaine de Nouakchott.

Ces employés travaillant pour le compte de la Communauté Urbaine de Nouakchott ont été débarqués à la police et libérés après l’intervention de l’administration de la CUN. Pourquoi de tels agissements et une telle animosité à l’égard d’une institution ? Mystère ! Pour sûr, et ce n’est pas la première affaire du genre qui frappe la Communauté Urbaine de Nouakchott de la part des services déconcentrés du ministère de l’intérieur et de la décentralisation qui bafouent quotidiennement les règles les plus élémentaires de l’administration mauritanienne. En cela, l’arrestation de ces travailleurs sans en aviser même la CUN est éloquent quand aux mauvaises pratiques de cette administration consistant à arrêter des travaux d’utilité publique dans un domaine appartenant à l’institution. Des antécédents, rappelons qu’il y en a eu au point de donner l’impression que certains ministères ne veulent pas que la Communauté Urbaine de Nouakchott laisse des traces. Pratiquement l’ensemble des travaux financés par la CUN sont arrêtés souvent sans préavis et sans respect des mécanismes administratifs. Pour des raisons encore inconnues, le district de Nouakchott avait décidé de suspendre les travaux d’aménagement du Rond Point Cité SMAR, entamés de manière régulière depuis le 26 mai dernier, suite à un appel d’offres, ayant bénéficié de la validation légale requise de la part de la Commission Centrale des marchés. Une suspension qui porte sur des aménagements ayant suscité auprès de la Communauté Urbaine de Nouakchott des efforts considérables dus aux besoins de faisabilité, dans son programme annuel 2010, de son plan d’action soumis à l’appréciation de la Commission Nationale du Cinquantenaire. Les travaux d’aménagement au niveau de la Cité SMAR s’inscrivent dans ce marché exécuté au profit de la CUN qui exécute sur financement de son budget 2010 la réalisation de 4 points ronds : rond point cité SMAR, les carrefours giratoires suivants composés des ronds-points du Ministère du pétrole, d’intersection Avenue Moktar Ould Daddah et route de Nouadhibou et Ould Mah. Le rond-point du Ministère du Pétrole a fait également l’objet d’une suppression de la part des autorités centrales. Pourtant, tous ces ronds-points ont satisfait aux règles administratives en la matière pour que leur réalisation ne souffre d’aucun aléa. D’ailleurs, les documents qui portent sur ces infrastructures routières ont été conjointement signés par le président de la CUN, le Premier ministre et le ministère de l’intérieur. Ces ordres de suspensions de travaux proviendraient de la Wilaya. Au niveau de la CUN, on apprend que les aménagements sont légalement autorisés. Certains se demandent qu’elle importance accorder aux textes, s’ils ne sont pas respectés à la lettre, rappelant que des cas similaires s’étaient produits dans le passé dont des expropriations des biens de la CUN destinés à d’autres affectations. Contacté au téléphone, le chargé de communication de la CUN s’est demandé qu’elle utilité les communes peuvent-elles réellement avoir, si elles sont empêchées d’exécuter sur le terrain leur mission de circonscription municipale, surtout quand il s’agit de réaliser des travaux dument approuvés par les autorités compétentes. Alors question, à quoi rime toute cette guerre contre la Communauté Urbaine de Nouakchott?

Comprenne qui pourra !

Moussa Diop

Le Quotidien de Nouakchott

 

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