Mohamed O. Borbosse, secrétaire national à l’organisation et à l’orientation (APP)

Que pensez-vous des déclarations du président de l’Union pour la République (UPR) Mohamed Ould Mohamed Lemine qui a affirmé que tout ce qui se rapporte à l’avant-présidentielle du 18 juillet 2009 autrement dit les accords de Dakar n’est plus à l’ordre du jour ?

 

J’aimerais tout d’abord rappeler que nous sommes en face d’un soldat (Mohamed Ould Abdel Aziz) qui, malheureusement, n’a pas de culture politique. Il est loin encore d’être en mesure de diriger la Mauritanie. Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé à la tête du pays parce qu’il était assoiffé de pouvoir. Il l’a eu parce que la communauté internationale l’y a aidé. Il s’est aussi fait aider par des gens à l’intérieur du pays. Il y a également les voisins, lesquels l’ont soutenu et voilà qu’il est au pouvoir aujourd’hui.

Pour ce qui est maintenant des engagements, si engagements il y a, on aurait respecté les accords de Bruxelles qui interdisaient aux militaires l’immixtion dans les affaires politiques. La position de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) est très claire par rapport à la question des Accords de Dakar.

Nous pensons, en réalité, que nous devons nous imposer pour arracher la démocratie. Nous allons lutter et tout faire pour que la Mauritanie ne soit pas entre les mains de certaines personnes peu soucieuses de l’intérêt général et avides de diriger le pays.

Le président de l’Union pour la République (UPR) n’a confirmé que les propos de Mohamed Ould Abdel Aziz. De notre part, nous voudrions bien dissocier ce que nous appelons les partis politiques, regroupés autour de la majorité présidentielle et le pouvoir. Il est vrai que Mohamed Ould Abdel Aziz est le président de la République. Mais, la constitution voudrait qu’il ne soit plus président d’un parti politique.

Ce que dit le président de l’Union pour la République (UPR) au sujet des accords de Dakar n’engage que lui. Ceux qui sont actuellement au pouvoir sont des gens qui n’honorent pas leurs engagements. Mais nous, nous n’accepterons pas que ces engagements soient piétinés par le pouvoir en place. Il y a va de l’avenir du pays.

Le président de l’Union pour la République (UPR) est très mal placé pour dire que tout ce qui se rapporte à l’avant-présidentielle du 18 juillet 2009 n’est plus à l’ordre du jour.

Propos recueillis par
Babacar Baye NDIAYE

Source  :  Le Rénovateur Quotidien via www.cridem.org le 02/04/2010

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