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Les premiers pas de ce chantier dont l’idée a germé il y a cinq longues années (mon Dieu !!!) viennent donc de se faire.
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KASSATAYA, 19 mai 2013. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz rencontre cet après-midi une délégation de Mauritaniens vivant en France et en Europe venue exposer des doléances au sujet des conditions de déroulement du recensement en France.
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Le Parti El Wiam consolide son ancrage dans la wilaya de Guidimakha notamment à Sélibaby. Le 13 mai dernier, trente quatre personnes ont décidé de quitter l’Union pour la République (UPR) pour rejoindre le parti El Wiam dirigé par Boidiel Ould Houmeid.
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M. Yarba Ould Sghair, Secrétaire exécutif chargé de la Promotion sociale et des Droits de l’homme du parti UPR.
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La Commission Électorale Indépendante a rendu public la listes des présidents des commission régionales qui auront a superviser les élections au plan local il s’agit de :
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Question : Quelles sont les garanties d’indépendance de la CENI ?
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Vendredi, 17 Mai 2013 08:08
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Vendredi, 17 Mai 2013 07:56
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Vendredi, 17 Mai 2013 07:42
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L’injustice, les traitements discriminatoires et l’exclusion engendrent inévitablement, tôt ou tard, la haine et la révolte.
Nul ne peut supporter indéfiniment les tortures et souffrances morales - bien plus que physiques - qu’on lui inflige surtout quand elles ont l’injustice pour cause ou sont simplement imméritées. A la limite, seul un Prophète ou saint homme que je ne suis pas naturellement, est censé posséder, par don divin, cette capacité surhumaine d’endurer de tels supplices. En fait, depuis bientôt quatorze ans, précisément le 24 Septembre 1998, date à laquelle j’ai été arbitrairement limogé de la gendarmerie, dans la discrétion, le calme et la patience, je ne fais que me plaindre contre l’injustice et l’humiliation subies, aujourd’hui, je m’insurge. Car à cette ancienne injustice absolument irrémissible, sont venues s’ajouter de nouvelles irrégularités encore pires qui me mettent la rage au cœur et me poussent à clamer solennellement haut et fort à qui doit et à qui veut m’entendre mon indicible indignation.Je me dois tout d’abord de manifester mon mécontentement et ma frustration aux autorités et institutions en charge des « affaires » du pays auxquelles il appartient de restaurer la confiance, de redresser la justice sociale et de régler les passifs de l’héritage conquis à commencer par la réparation des nombreux préjudices et torts causés à chacun et à tous sans exception durant toute la période obscure et mouvementée de l’après-DADDAH. Ainsi, en raison de leurs fonctions, nos dirigeants ne sauraient se dérober à ce qu’on désigne en jurisprudence la ‘‘responsabilité du fait d’autrui’’ à plus forte raison à celle, bien établie, qui est de leur propre fait. Mes propos s’adressent aussi et surtout : A mes chers collègues retraités des Forces armées et de Sécurité (autres que les courtisans favorisés du régime) qui, autant que moi, sont déshérités, sous-pensionnés et sans travail et parmi lesquels certains, également à mon exemple, son victimes de règlements de compte, de discrimination tribale, d’abus de pouvoir, de marginalisation et de disgrâce de la part des systèmes politiques ayant dirigé le pays à partir de 1981 ; A mes honorables compatriotes civils et militaires qui, de la même façon, ont souffert par le passé et continuent à souffrir de l’arbitraire, de la privation et de la discrimination raciale, tribale et clanique ; A notre merveilleuse jeunesse, très avertie, consciente et courageuse qui se trouve rudement éprouvée par le chômage récurrent, la précarité et tant d’autres difficultés majeures et à laquelle, on fait miroiter d’alléchantes offres de formation professionnelle et d’embauche ; des milliers de chômeurs en détresse : de jeunes et de moins jeunes diplômés de tous profils, sans emplois convenables à la hauteur de leurs compétences si ce n’est, pour une minorité d’entre eux, des petites occupations d’infortune souvent dévalorisantes et maigrement payées. Une formule qui s’inspire des travaux d’utilité collective (TUC) expérimentés en France les années 1980 en contribution à l’insertion des jeunes et supprimés en 1991 pour leur inefficacité ; Il y a également : une main-d’œuvre suffisamment qualifiée et disponible qui reste minimisée sur le marché national du travail et délaissée au grand profit des immigrés étrangers qui envahissent le territoire sans régulation ni contrôle rigoureux ; des étudiants dépourvus de bourses et autres conditions nécessaires pour la continuation et le choix d’orientation de leurs études supérieures ; en somme, une situation déplorable de nature à favoriser à terme, un exode forcé de cerveaux, gravement préjudiciable pour un pays en voie de développement comme le nôtre qui a besoin de toutes ses ressources humaines. Accentuée par la pauvreté et la cherté de la vie (niveau relativement bas des salaires et traitements des fonctionnaires, hausse galopante des prix, sécheresse, en un mot, une chute grave du pouvoir d’achat), cette crise de l’emploi -avec la problématique de la formation professionnelle et technique- constitue le point sensible de la jeunesse mais aussi de l’ensemble des citoyens qui en sont touchés au premier rang desquels les anciens personnels des Forces armées et de Sécurité et ne manquerait pas, en perdurant, de susciter un mouvement de crispation généralisé. C’est pourquoi, la situation requiert, préventivement, non pas des demi-mesures ou des expédients dont les pouvoirs publics se contentent jusqu’à maintenant pour se tirer momentanément d’embarras, mais des solutions urgentes autrement plus élaborées, plus profondes et plus durables. Pourtant, aux dires répétés du Président Aziz, qui se veut adepte de la franchise et de la transparence (qualités impropres aux politiques mais à l’occasion, nécessaires pour séduire et convaincre) , l’Etat dispose des moyens et de l’argent à profusion pour assurer de très bonnes conditions de vie aux populations à travers le financement de grands projets sociaux d’investissement, créateurs de richesses et de revenus ; pourvu que ces ressources financières ne soient pas mal gérées et dilapidées comme elles l’avaient été par ses prédécesseurs. Ces propos ne sont pas donnés en citation mais c’est en substance ce que son Excellence a voulu signifier à l’appui de ses promesses aux citoyens ( axées sur la bonne gouvernance et l’éradication de la gabegie) qu’il a annoncées dans ses discours de campagne et réitérées dans ses différentes allocutions de meetings lors de ses visites de contact menées à l’intérieur du pays après son investiture . Ce qu’il faut donc, comme dit l’adage : « aux grands maux, les grands remèdes », c’est un plan de développement cohérent de grande envergure qui permettrait la génération de grandes opportunités d’activités et d’emplois à la mesure des besoins croissants sans cesse dans ce domaine.
Si l’objet de la présente déclaration est consacré expressément à mes doléances personnelles et leur bien-fondé, il n’en demeure pas moins que je suis extrêmement sensible et particulièrement attentif à la situation par trop préoccupante de mes concitoyens, laquelle est constamment analysée - dans le sens critique bien entendu - et exposée dans ses moindres détails par les soins de la classe politique de l’opposition et des médias indépendants.
Je ne suis pas paranoïaque et je ne n’ai guère l’esprit frondeur. Je puis également affirmer sans crainte d’être contredit, que je ne suis ni égoïste ni envieux et que je ne voue aucune rancœur ni animosité envers qui que ce soit. En outre, mon indépendance d’esprit, mon apolitisme et ma réserve bien connus prouvent tangiblement, s’il en est besoin, que je ne peux être manipulé ou influencé en aucune manière par les guéguerres politiciennes que se livrent en ce moment le gouvernement et ses opposants. Mais comme toutes les bonnes gens de vertu, droits et pacifiques, je suis allergique à tout symptôme d’oppression, à toute forme d’injustice et de discrimination d’où qu’ils viennent. En effet, je constate lucidement qu’étant victime à l’origine d’un règlement de compte sordide qui a détruit ma carrière brillamment menée et compromis mon avenir et toute mon existence, on continue méchamment sans trop savoir pourquoi à m’exclure et à me priver des droits et privilèges reconnus et consentis à d’autres de mes semblables nettement moins lésés, moins nécessiteux et moins méritants. Me refuser ces droits légitimes, clairs et incontestables : réhabilitation par un dédommagement intégral (à estimer proportionnellement au préjudice gravissime que j’ai subi), indemnisation, attribution d’emploi et de privilèges particuliers dus à tous les anciens cadres officiers supérieurs des forces armées, alors qu’ils sont accordés à d’autres, est un acte immoral, inique et révoltant. Et puisque ce traitement malveillant et injuste à mon égard semble persister malgré toutes les démarches et voies de recours dont j’ai usé, et qu’aucune raison concevable ne justifie cela, je me permets de garantir, pour ses auteurs, qu’il sera lourd de conséquences. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ma situation ‘’d’éternel sanctionné’’ j’allais dire ‘‘condamné‘’ sans motif qui n’a droit à rien, doit cesser et cessera forcément à n’importe quel prix. Bien que sachant que cette énième pétition que je formule à ce sujet et par cette même voie, risque d’être accueillie en haut lieu, comme les précédentes, par le mépris et l’indifférence qui caractérisent l’autoritarisme et l’arrogance, je continuerai obstinément à la relancer jusqu’à ce qu’elle atteigne son but.
Sur les nombreuses questions de gouvernance liées à la vie publique du pays, je ne tiens pas spécialement à faire des commentaires, par contre, sur le chapitre de la justice qui est pour tous et de loin, la plus précieuse de toutes les exigences morales, j’entends exposer mon point de vue très franchement, sans défiance ni détours. Il y a plus de trois ans déjà, nous croyions - ou on nous faisait croire - que le temps du césarisme, de l’arbitraire, du népotisme, de la discrimination et du clientélisme ‘’à guichets ouverts’’ vécu sous le règne oligarchique de Taya et consorts était à jamais révolu. Confiants et rassurés, nous espérions que le changement intervenu avec son cortège de promesses de réformes et de rectifications dans tous les domaines, en particulier social, allait déboucher concrètement et en priorité première sur une mise en œuvre rigoureuse et sans faille, d’une vraie justice égalitaire, c’est-à-dire basée sur l’impartialité et le droit pour tous en ce qui touche principalement aux intérêts individuels de tous les citoyens, sans distinction de race, de tribu, de clan ou de position politique. Mais hélas, la réalité est toute autre et les actes concrets sont rarement conformes aux bonnes intentions déclarées. En dépit des ressentiments que je ne peux qu’éprouver légitimement, je n’ai nullement l’intention de dresser un réquisitoire contre le gouvernement ni même de porter un simple jugement défavorable sur son action globale comme s’évertuent à le faire son opposition et ses détracteurs en général à tort ou à raison. En revanche, force est de constater que celui-ci a décidément le don d’exceller, non pas dans l’application de ce qui doit être son véritable crédo : la justice et l’égalité pour tous, mais plutôt dans la pratique systématique de ce qu’il convient d’appeler désormais le ‘’favoritisme légalisé’’.Dans ces conditions, il ne serait pas malvenu d’observer et de dire que là, on est bien loin de l’affirmation de l’Etat de droit et des fermes engagements prônant l’équité et la transparence qui ponctuent continuellement les discours et slogans officiels. Dévoiler de telles pratiques inconsidérées et indignes de confiance pour le moins qu’on puisse dire, ne doit pas être interprété comme une indélicatesse de ma part et nos gouvernants ne peuvent s’en offusquer d’autant plus qu’il faut bien plus que cela pour les décrédibiliser ou entamer leur popularité facilement acquise et entretenue à grand renfort de publicité, d’artifices démagogiques et de gestes humanitaires ponctuels de portée généralement limitée.
La série de mesures spéciales engagées à l’intention des militaires retraités à savoir : la revalorisation partielle des pensions, le règlement du passif humanitaire, la réservation des emplois et tâches sécuritaires, l’allocation de fonds de financement etc., aurait été infiniment appréciée et inscrite en lettres d’or à l’actif personnel du Président de la République, si ces différentes opérations et leur fruit n’avaient pas été détournés, en définitive, à des fins mesquines servant les intérêts exclusifs de quelques privilégiés. Quand bien même nous venons à concéder que dans l’ensemble, les dites mesures ont à priori le mérite d’avoir été conçues et décidées pour la première fois dans l’intérêt des retraités des forces de sécurité, là où le bât blesse -et traumatise !- c’est que toute la serviabilité exceptionnelle de l’Etat et ses largesses (en réalité, dans la majorité des cas, il ne s’est agi que de l’octroi de droits réguliers antérieurement réclamés), n’ont profité finalement, copinage et lobbying obligent, qu’à certains membres de clans bien particuliers, de coteries, ou de loges maçonniques (pourquoi pas) sélectionnés et nommément désignés. D’autres ayant-droits, sans autre étiquette que celle de citoyens rangés, ont été délibérément ignorés et exclus de la totalité des avantages généreusement distribués, sans autre forme de procès.
Je n’ai pas la prétention ici de vouloir plaider la cause des militaires retraités qui sont tous assez mûrs et avisés pour connaître leurs intérêts et les défendre comme ils l’entendent, soit par eux-mêmes, soit par le biais de leurs représentants attitrés au sein des Associations. Que certains parmi eux, au regard de ce qui leur a été fait, s’abstiennent jusqu’ici d’extérioriser leur sentiment d’insatisfaction de façon ostensible, c’est uniquement en raison du désespoir, de l’habitude soldatesque de la soumission passive et peut-être aussi à cause d’un petit manque de confiance en soi. Pour ma part, sans désarmer, je demeure optimiste et plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout pour autant que je suis profondément convaincu de la justesse de ma cause et du fait que, dénoncer des abus ne constitue pas un crime, revendiquer des droits n’a rien de répréhensible, et que même les lois et règlements militaires avec toute leur rigueur et leur caractère restrictif - et foncièrement antidémocratique - admettent le droit de réclamation. Pour se rendre compte de l’iniquité déplorée dans les fameuses décisions gouvernementales précitées, il suffit d’en examiner les trois principaux volets ci-après énumérés, qui représentent au juste de vieilles revendications prises en compte par des promesses électorales aux anciens fonctionnaires des Forces armées et de sécurité . 1°) Réajustement des pensions
D’abord à ce sujet, qu’on ne m’accuse pas de mentir ou d’exagérer ; honni soit qui mal y pense. Je ne dis là que de la stricte vérité et relativement à cette question primordiale, je tiens à donner mon opinion personnelle que partagent tous mes homologues, ciblés par cette opération. La prétendue révision en hausse des pensions (réévaluation du point d’indice) pour une grande partie des militaires retraités, ceux d’avant 2006, n’a été finalement qu’une franche comédie. Aussi, les personnels concernés qui ont pavoisé devant la perspective d’une augmentation significative ou tout au moins correcte de leur misérable pécule, ont essuyé au bout du compte une amère déception. Inutile d’invoquer le rapport du coût exorbitant de la vie actuelle avec la valeur insignifiante de la pension, ni même faire cas de l’importance des pensions appliquées dans les pays voisins (beaucoup moins nantis pour ne parler que de ceux-là), qu’il serait ridicule de comparer aux nôtres. Seulement, afin de donner une petite idée de ces augmentations dérisoires et incohérentes des pensions, je me limite à ce simple exemple comparatif : la nouvelle pension d’un commandant de 24 ans de services retraité en 1998 que je suis, est équivalente ou presque à celle d’un homme de troupe (ou gendarme) récemment libéré par ancienneté (soit 2 5.000 UM/mois) ; elle est largement inférieure à celle d’un sous -officier subalterne retraité dans les mêmes conditions, représente environ le tiers de la pension d’un autre commandant d’une ancienneté sensiblement égale et à peu près le quart de la pension d’un colonel atteint par la limite d’âge du grade après l’année 2006. Ceci m’amène à déclarer qu’en toute logique, aucune différence de grade, d’ancienneté de service ou de situation familiale ne peut et ne doit justifier de tels écarts d’appointements entre officiers supérieurs retraités. Pour le reste, la valeur de toutes les pensions attribuées d’une manière générale, demeure à un niveau déplorable pour ne pas dire tout à fait minable et inacceptable. Or, la bonne solution équitable et plutôt raisonnable, que les retraités avaient formellement réclamée et espérée de tous leurs vœux, aurait dû consister à procéder à un nivellement pur et simple de toutes les pensions suivant les catégories de grades et les tranches d’ancienneté, au lieu des petites retouches absurdes qui avaient été opérées. Toujours est-il que les majorations perçues (environ de 500 à 6000 UM) savamment calculées, dira-t-on, par les services techniques du Trésor, font penser sans exagération à de futiles aumônes de mendiants ; encore que les mendiants de Nouakchott, officieusement recensés par les services publics, ont obtenu de l’Etat, contre la cessation de leur honteuse activité, l’allocation d’une indemnité de trente mille ouguiyas par mois (en plus d’autres rentes, d’un hébergement et d’une nourriture assurés), revenu qui dépasse largement, on le voit, ma solde de retraite. Un geste charitable et pleinement justifié certes, du moment qu’il a pour objectif d’enrayer (en vain d’ailleurs sachant que le projet n’a réussi que partiellement, sans diminuer le nombre de quémandeurs de charité et de miséreux, handicapés ou non) un phénomène dégradant qui nuit gravement à l’image extérieure de notre société, mais dans le fond, il signifie à mon sens, par rapport aux conditions actuelles des retraités, de deux choses l’une :
Ou bien les mendiants ont, aux yeux de l’administration AZIZ, plus de mérite que tous ces vétérans et vaillants soldats qui ont rendu pendant des décennies, avec dévouement et abnégation, d’inestimables services à la Nation,
Ou alors l’Etat, impuissant ou réticent à attribuer à tous ses retraités militaires des pensions décentes et à leur procurer des emplois garantissant des revenus minimaux comme cela se doit et s’applique comme obligation socioprofessionnelle dans l’administration des armées du monde entier, ne serait pas mécontent ou désolé outre mesure de les voir réduits à la mendicité qui est visiblement plus profitable que ne l’est leur situation présente.
2°) Réservation d’emplois dans la sécurité privée Dans ce cadre effectivement, de belles structures ont été mises en place : un cadre juridique, des associations représentatives plus ou moins décentralisées et relativement autonomes, une commission nationale de coordination, une autorité de tutelle, des sociétés privées de sécurité et un mécanisme de financement substantiel pour le fonctionnement de celles-ci. Il est vrai que c’est pour la première fois qu’un gouvernement décide de faire voter une loi réservant la gestion et le bénéfice des emplois de sécurité pour les professionnels de la sécurité que sont les anciens membres des Forces armées et de la Police ; domaine qui était littéralement accaparé par une ribambelle de compagnies privées où étrangers et « nationaux » civils (avec quelques militaires) s’arrachaient des contrats juteux et incontrôlés. C’est donc une initiative louable et le Président de la République en a été largement remercié à travers des marches de soutien, des lettres de remerciements adressées par les associations etc. D’ailleurs, je suis moi-même le premier à saluer cette réalisation depuis le début et à en manifester la reconnaissance par lettre publiée au journal quotidien NKT-INFO n° 2053 du 26.08.2010 et à l’hebdomadaire LE VERIDIQUE n° 298 du 29/08/2010. Mais l’enthousiasme soulevé par cette action réellement positive et prometteuse, s’est transformé en mascarade lorsqu’on s’est aperçu que tout cela n’a servi au fond qu’à privilégier un groupe d’officiers, anciens barbouzes et argentiers des précédents régimes et leurs armées. Des hommes fortunés à outrance si bien qu’on les croyait plutôt « bons » pour figurer en bonne place sur la liste noire de la gabegie (injustement attribuée aux seuls civils) tant décriée par le chef de l’Etat et visée comme principale cible de son combat réformateur. Sinon, pourquoi au comité de coordination a-t-on nommé dix anciens officiers (supérieurs et subalternes) rétribués à 200.000 UM par mois, sans compter d’autres avantages attendus ou espérés, alors que les quatre présidents d’associations, des personnages intègres et rompus aux techniques de l’administration (si ce dernier critère peut avoir son importance) auraient suffi pour gérer cette instance qui, même n’étant que consultative, est supposée chargée de veiller aux intérêts de retraités ? Comment peut-on encore simplement imaginer que ces officiers, reconvertis dans le business et grisés par le fric, en même temps qu’ils sont engagés dans d’autres affaires et services intermittents qu’ils auraient l’occasion de s’offrir dans les établissements publics et privés, soient les mieux indiqués ou les plus disposés, en temps et en volonté, à s’investir sérieusement pour améliorer le sort des pauvres retraités qu’ils sont censés représenter ? On n’a pu donc que constater sans surprise que pour ces « commissionnaires ou chargés de mission », seul l’individualisme serait de mise. J’en veux pour preuve, le fait qu’au niveau de l’agrément des sociétés de gardiennage en création, nos respectables coordinateurs se sont empressés de se servir les premiers et de servir leurs amis, avec l’intention évidente de se réserver les plus grandes parts des subventions, subsides et autres concessions accordés ou promis par l’Etat. De nombreux officiers sollicitant la cogestion de ces sociétés ont été écartés et ceux qui n’ont demandé que des titres de participation à l’actionnariat de celles-ci, ont été vertement éconduits. Après tout, serait-il vraiment possible (on aurait du mal à le croire) que cet état des choses et ces problèmes aient pu échapper à la haute attention de l’ex-général-Président de notre république, celui de tous les mauritaniens ?
3°- Réhabilitation et indemnisation des militaires Victimes d’événements durant la période de 1981 à 2004
Cette résolution prise par le Conseil des Ministres du 2 Juin 2011 au nom du règlement définitif du passif humanitaire, s’est traduite par une indemnisation matérielle et une régularisation de retraite pensionnée en faveur des militaires victimes d’événements ( ?) apparemment sous les deux régimes de Haidalla et Taya. Là encore, la discrimination a été manifeste et on peut facilement le remarquer à travers les interrogations suivantes : puisque le pouvoir a pris sur lui la responsabilité de rendre justice aux anciens militaires en les dédommageant des préjudices qu’ils avaient subis, en de diverses circonstances et pour différentes raisons, n’aurait-il pas été plus équitable, au lieu de s’intéresser aux seuls victimes d’ événements particuliers, de s’occuper du cas plus général des victimes d’arbitraire et d’inclure conséquemment dans la liste des indemnitaires (règlement de compte n’étant que forme d’arbitraire), tous ceux qui ont été l’objet d’un règlement de compte fut-il politique, racial, tribal ou rigoureusement personnel ? Parmi les trois catégories exclusivement visées par les termes du projet de réhabilitation, les éléments « Baâthistes » révoqués pour subversion politique, n’avaient-ils pas été victimes d’un règlement de compte de la part de leurs rivaux de la branche nationaliste « Nassériste », nombreux et haut placés dans les gouvernements à l’époque considérée ? A la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre- vingt dix (87 et 90 notamment), les militaires négro-mauritaniens dont le sort a été autrement plus grave, n’avaient-ils pas été martyrisés suite à un règlement de compte perpétré avec la bénédiction du régime, par certains officiers maures particulièrement zélés et racistes dont on ne peut nier l’existence à ce moment là ? J’en passe et des meilleures. De ce point de vue, quelle raison avait-on pu imaginer pour me priver personnellement (sans doute avec d’autres) de l’indemnisation en question alors que je me trouve dans le même cas d’espèce, autrement dit en état de réelle victime d’un règlement de compte personnel ?
La plate-forme de griefs ainsi présentée, ne peut être bouclée sans l’évocation des postes d’emploi tenus par des personnels retraités dans leurs corps d’origine, au nom d’un certain intérêt absolu de service. Au mépris du moindre critère objectif (de compétence, d’intégrité ou de loyalisme), le choix de ces éléments engagés ou rengagés en soutien « technique » qui ne l’est pas toujours, ne se fait comme d’habitude, à de rares exceptions près - y compris dans les nominations officielles - que pour favoriser la parentèle, le cercle des copains et alliés des grands caïds et autres responsables des institutions concernées. Dans cette catégorie d’anciens militaires privilégiés, on ne peut passer sous silence, le cas des officiers putschistes (cavaliers du changement) qui, en reconnaissance peut-être de quelque service occulte rendu (ou à rendre ultérieurement), ont été gratifiés, soit d’un emploi grassement rémunéré, soit d’une aide pécuniaire conséquente. Autrement, chacun sait que pour ces messieurs dangereusement ambitieux, les actes méritoires ( ?) ainsi récompensés, ne peuvent être reconnus comme tels quand on pense aux nombreuses victimes innocentes (dont de valeureux officiers de haut rang) qui sont tombées à la suite de leur folle aventure, soldée par le cuisant échec qu’on connaît. On ne peut donc qu’être horrifié de voir témoigner de l’estime et du mérite à des gens qui ont semé la terreur et la confusion totales chez nos paisibles populations au moins pendant quelques jours et causé parmi celles-ci de grosses pertes en vies humaines. C’est bien pour cela entre autres choses que l’on ne peut s’empêcher de se poser cette pertinente question sans réponse qui a de quoi indigner même le plus insensible et le plus idiot des gens du peuple. Comment se fait-il que ce soient tout le temps les mêmes groupuscules, les mêmes clans et les mêmes individus qui profitent à souhait des biens et services publics en bénéficiant constamment, d’une complaisance maniaque doublée d’une complicité méthodique des tenants du pouvoir en place ? Très sincèrement, on ne peut pas ne pas être déconcerté et frappé de stupeur devant ces faveurs insensées qui sont attribuées à tout le monde sauf ceux qui les méritent. On ne peut concevoir par ailleurs, qu’une démocratie qui se veut assez avancée ou tout au moins en marche, puisse accepter de nos jours de telles pratiques irrationnelles et discriminatoires sans s’interroger sérieusement sur elle- même et sa crédibilité en tant que système régulant l’exercice du pouvoir.
C’est enfin l’occasion d’appeler l’attention de l’ensemble de mes frères et sœurs mauritaniens que nous devons avoir la claire conscience que nous sommes tous associés dans la tourmente et l’épreuve de l’étape critique que traverse le pays à l’heure actuelle et que nous gagnerons à être parfaitement unis et solidaires dans le meilleur et dans le pire, en dominant nos passions et en transcendant nos petites querelles de clocher.
A tous ceux qui sont attachés aux valeurs humanistes et morales de notre sainte religion et qui aspirent à vivre dans la paix et le bien-être social, A tous ceux qui, dans ce pays et le reste du monde, sont épris de justice, d’égalité et de dignité, universellement reconnues comme droits inaliénables de l’homme et du citoyen,
Je lance un vibrant appel ‘’SOS martyrs de l’injustice et de la discrimination‘’ en sollicitant instamment de la part de tous, leur appui indéfectible et leur solidarité agissante. C’est en comptant avant tout sur la Grâce d’Allah, avec l’entière adhésion et le soutien de la communauté nationale à cette cause -fondamentalement au service de notre futur commun - que j’ose espérer que cet appel sera largement entendu et suivi comme l’ont été les luttes contre le racisme et l’esclavage même si pour ce dernier qui, en ce vingt-unième siècle, ne sévit nulle part ailleurs que chez nous, d’énormes efforts et sacrifices restent à faire pour éliminer radicalement ses survivances dont nous constatons encore à présent les conséquences et les dérives regrettables. Vive La Mauritanie respectueuse de la justice, de l’égalité et de la liberté pour tous, seuls véritables gages de progrès, de paix et de stabilité pour notre chère patrie !
Abdellahi OULD AGJEYEL (Commandant retraité)
Source : Le Véridique le 30/08/2012
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Ville politiquement frondeuse et intellectuellement féconde, Kaédi, la capitale
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Kassataya Radio est en vacances! Vos animateurs font une pause. Les émissions
Le Conseil National de l’AJD/MR qui s’est tenu ce vendredi 14 décembre 2012 offr
La Mauritanie peut encore une fois s'ennorgueillir d'être admise dans le cercl
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Ce 28 novembre, comme depuis 22 ans, des Mauritaniens regarderont encore dans de
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Depuis la blessure par balles de leur président M. Mohamed Ould Abdel Aziz les M
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Depuis l'hospitalisation à Paris du plus célèbre malade de Mauritanie, la France
Les lampions se sont éteints dimanche 28 octobre 2012 sur la troisième édition d
Puisqu’on vient de boucler la semaine de la Mauritanie à Paris, je me suis dit
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La troisième édition de l’exposition La Mauritanie à Paris a officiellement déma
La troisième édition de l'exposition "La Mauritanie à Paris" à ouvert ses portes
Kassataya vient d'apprendre que Mohamed ould Abdelaziz a quitté, en milieu d'a
Et l’on reparle du Mali. Non pas parce que des extrémistes religieux ont fait
Que peut-on donc ressentir quand des projectiles vous transpercent la peau
KASSATAYA a appris que ce dimanche des ressortissants Mauritaniens installés en
L’image de Malala Yousufzai, une pakistanaise de 14 ans, blessée par un tir de
De sources hospitalières recueuillies par KASSATAYA ce lundi après-midi, le prés
Kassataya le 14/10/2012. L'ambulance transportant le président de la Républiqu
