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Les premiers pas de ce chantier dont l’idée a germé il y a cinq longues années (mon Dieu !!!) viennent donc de se faire.
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Les membres de l’Initiative pour un nouveau dialogue pouvoir-opposition ont rencontré , mardi le président de tawassoul, le député Jemil Mansour.
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L’idée de "création d’un regroupement politique autorisé pour service la nation n’est pas nouvelle chez les Salefistes mauritaniens", selon Mahfoud Ould Idoumou, membre de El Bir, une association mauritanienne d’obédience selefistes.
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"L'unité nationale, c'est un ensemble d'actes et non de simples mots. Ell n'existe pas en Mauritanie" affirme le Coordinateur de TPMN.
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L'Association des Diplomates Professionnels a fustigé dans un communiqué rendu public hier les dernières nominations au Ministère des Affaires Étrangères.
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En Mauritanie, où l’esclavage est officiellement interdit depuis 1981 et criminalisé depuis 2007, cette pratique « existe bien » et le nier « nuirait à son éradication », a affirmé lundi à Nouakchott l’opposant Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Alliance populaire progressiste et également de l’Assemblée nationale de Mauritanie.
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Lundi, 21 Mai 2012 12:57
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Mardi, 22 Mai 2012 07:32
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Mardi, 22 Mai 2012 14:54
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Il est inacceptable que le Directeur ou le Président d’une institution publique puissent toucher un salaire de plus d’un million d’ouguiyas cumulé avec des avantages en nature énormes, en termes de logement, de carburant et autres, alors que le salaire moyen d’un cadre au sein de cette même structure gravite autour de cent mille ouguiyas tous avantages compris.
Personne ne pouvait imaginer que l’expression « game over » allait gagner ses lettres de noblesse en Tunisie où un parti Etat miroitait au monde, depuis plus de deux décennies, une stabilité à toute épreuve. Le régime de Ben Ali est tombé, suivi par celui de l’Egypte et de la Libye, tous emportés par une jeunesse au chômage, en mal de vivre, une jeunesse qui avait perdu ses repères à cause de l’injustice, de la corruption et de la bureaucratie ambiantes.
En Algérie et au Maroc voisins, la rue commence à gronder, revigorée par les événements aux portes de leurs frontières. Dans notre pays, le feu couve sous les cendres des espoirs déçus. Des signes précurseurs d’un malaise social sont perceptibles car les travailleurs réclament continuellement des salaires décents et l’année 2012 présente tous les attributs d’une année charnière.
La fièvre de la rue
En Mauritanie, la révolution des jeunes a été tuée dans l’œuf. Les dernières velléités d’un scénario à la tunisienne sont parties en fumée ; les éléments les plus entreprenants de la « jeunesse du 25 février » ayant été phagocytés par l’UPR. Cependant, elle a eu, tout même, le mérite d’avoir balisé la route pour toutes sortes de revendications. Aujourd’hui, il ne se passe pas un jour sans que l’on entende que les travailleurs de telle ou de telle entreprise sont en grève. Le petit peuple n’est pas en reste puisque la porte de la présidence est devenue « un tableau d’affichage permanent de doléances … »
Sentant l’imminence du danger, le gouvernement mauritanien, selon des sources généralement bien informées, est en train de mettre en place un plan de redressement des entreprises publiques pour une gestion plus rigoureuse et plus rationnelle des deniers publics.
L’on se rappelle que le président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz, lui même, s'adressant aux membres du gouvernement, dans un passé récent, avait insisté sur le caractère « urgent » de la mise en oeuvre de cette politique de redressement et « de gestion durable » des entreprises publiques pour « le rétablissement d'un train de vie conforme aux réalités et le souci d'une gestion aux normes pour que chaque entreprise puisse jouer le rôle que lui assigne l'Etat ».
Un député gagne six fois plus qu’un bac plus six
Une récente étude sur les grilles salariales de certaines institutions publiques a permis de mettre en évidence l’ampleur de disparités salariales et son corollaire la précarité de la situation sociale du personnel des établissements publics, à l’image de l’endettement continu des fonctionnaires.
Le constat est sans appel ! Très souvent, au sein de ces structures publiques, les deux ou trois principaux responsables touchent, individuellement, 15 à 20 fois plus que le salaire moyen des cadres. Chose, à peine croyable, dans un pays où un peu moins de la moitié de la population, soit 46,7%, vit en dessous du seuil de pauvreté monétaire correspondant à un dollar par jour et où le chômage touche plus de 30% de la population active.
Le pot aux roses a été découvert lorsque l’on s’est rendu compte de la consistance des avantages en nature que ces responsables s’offraient au frais de la princesse (voitures, carburant, logements, frais de téléphone, ameublement et autres). L’imputation budgétaire a naturellement changé mais les avantages n’ont pas diminué d’un iota. Leurs Ministres de tutelle en rougiraient !
Qui plus est, le dialogue politique a enfanté une augmentation irraisonnée du nombre de député. Sachant que ceux-ci gagnent en moyenne 900 000 UM par mois c'est-à-dire plus de six fois ce que gagne un Bac plus six ou sept comme (ingénieur, docteur… etc) cela ne risque-t-il pas d’exacerber encore plus les rancoeurs ?
L’étude en question a mis à nu l’administration mauritanienne dans toute sa bureaucratie !
La question qui se pose est comment une poignée de responsables, dénués de scrupules et de préjugés moraux, assis dans leurs fauteuils douillets, pouvaient-ils, après tout ça, continuer de dormir du sommeil du juste ?
L’indignation des cadres
Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz est entrain de lutter contre la gabegie et la corruption, il est urgent qu’il ouvre un second front contre la bureaucratie, cette sclérose qui ronge insidieusement l’administration mauritanienne.
Ces pratiques ésotériques, qui sont de mauvais augure pour tout dialogue entre les partenaires sociaux, doivent désormais disparaître et comme le dit Tristan Bernard « il vaut mieux être plusieurs sur une bonne affaire que seul sur une mauvaise ».
Aux dernières nouvelles, un groupe de cadres des principales institutions publiques nationales est en train de se concerter pour former un comité en vue d’élaborer une sorte de « charte d’indignation » pour faire tomber le monolithe de l’injustice et du laisser aller au sein de ces institutions.
Ces masses laborieuses accepteront-elles de rester dans l’expectative et de continuer de travailler dur pour des prunes alors que partout autour de la Mauritanie la révolte de la classe moyenne a fait chuter des régimes dictatoriaux ayant la réputation d’être indétrônables ?
En tout cas, les disparités salariales au sein de certaines institutions publiques sont si criantes que cela présente tous les ingrédients d’un mouvement social qui pourrait éclater à tout moment.
En effet, il est inacceptable que le Directeur ou le Président d’une institution publique puissent toucher un salaire de plus d’un million d’ouguiyas cumulé avec des avantages en nature énormes, en termes de logement, de carburant et autres, alors que le salaire moyen d’un cadre au sein de cette même structure gravite autour de cent mille ouguiyas tous avantages compris. Des institutions qui fonctionnent sans aucun contrôle de gestion interne, et où tous les dérapages sont possibles pour ne dire sciemment permis. Et ce n’est pas le passage sporadique d’un contrôleur d’Etat qui changera la donne !
Rendre public les salaires comme en Norvège…
Les patrons des entreprises publiques, notamment, celles subventionnées par l’Etat, doivent savoir que la dolce vita, c’est bien fini. D’ailleurs, le meilleur moyen de jouer la transparence est de divulguer au public les salaires des staffs de toutes ces institutions à l’image de certains pays scandinaves.
En Norvège par exemple chacun peut avoir accès aux revenus de chacun. Vous avez envie de savoir ce qu'a gagné votre voisin de palier en 2011 ? Ce n’est pas compliqué !
Rien qu’en tapant son nom sur le site (…) vous allez pouvoir effectivement trouver ce qu’il avait gagné en cette année, le montant de ses impôts, son patrimoine, etc.
J’aimerais bien voir la tête du patron d’un établissement public (X) de chez nous qui se fait payer, comme traitement, la coquette somme de deux millions d’ouguiyas, soit vingt fois le salaire moyen d’un cadre. Une fois ce « forfait » découvert, ce boss aura-t-il le culot de parler de civisme ? Et Dieu sait que ce genre personnages sont là parmi nous, bons musulmans, bons pères de famille mais qui ne valent rien comme dirigeants !
Les patrons qui se sentent concernés par ce diagnostic n’ont qu’à se moucher et bien se tenir sur leur piédestal car la chute risque d’être très brutale. Les cadres des institutions publiques de ce pays ne doivent plus continuer de jouer des rôles de strapontins comme dans les républiques bananières mais exiger des salaires décents. Aujourd’hui, avec les NTIC, les cadres mauritaniens de ces institutions peuvent, s’ils le voulaient, créer un blog ou un site pour lister et dénoncer toutes les forfaitures de leurs supérieurs hiérarchiques quand c’est justifié.
Il est donc impératif qu’une attention particulière soit accordée aux ratios salariaux au niveau des entreprises publiques afin de diminuer les disparités salariales sinon la porte de pandore risque d’être ouverte avec des conséquences imprévisibles.
Il ne faut surtout pas attendre de lire l’expression prémonitoire « Game over » sur la pancarte d’un manifestant anonyme sur l’avenue de l’Indépendance ! A ce moment là, les carottes seront bien cuites ! Bonne année 2012 !
Bouna Cherif
Source: Le Quotidien de Nouakchott
Diffusion partielle ou totale interdite sans la mention : Source : www.kassataya.com
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